• Le séchage des mangues

    Le manguier appartient à la famille des Anacardiacées, du genre Mangifera L., regroupant 60 arborescences. L’une d’elle, Mangifera indica, comprendrait 1 000 variétés, et plus de 70 cultivars (greffage) présents sur divers continents.

    C’est l’un des arbres fruitiers les plus cultivés au Burkina Faso. Il s’étend sur une superficie de près de 6 800 hectares sur les 12 000 hectares de verger que compte le pays. Avec un rendement moyen de 7 à 8 t/ha, la production nationale est de 47 600 à 54 400 tonnes.

    Il pousse sur des sols sablo-limoneux, bien drainés et ayant un PH compris entre 5,5 et 6,5 ; le manguier préfère les sols profonds, assez légers ou de structure moyenne pour assurer une pénétration satisfaisante des racines, une bonne aération et un bon drainage.

    La multiplication des manguiers s’effectue essentiellement par greffage, ce qui permet la conservation des caractères variétaux.

    Pour la plantation, il est préconisé un espacement au carré de 10 m × 10 m en moyenne, soit une densité de 100 pieds par hectare. Selon les conditions pédoclimatiques, les espacements 8 m × 8 m ou 12 m × 12 m peuvent être réalisés.

  • Le stockage des produits agricoles

    Ce manuel de la série des Agrodok est une révision approfondie de l’édition de Jelle Hayma de 1995. Les pertes après récolte étant malheureusement toujours un problème important pour les agriculteurs à petite échelle sous les tropiques, une mise à jour s’imposait. L’objectif premier de cette révision était d’accorder moins de place aux équipements techniques de stockage des produits agricoles. Nous voulions plutôt mettre l’accent sur des informations générales répondant aux questions suivantes : de quelle façon les produits se détériorent-ils et pourquoi ? Comment peut-on retarder ou réduire ce phénomène ? Ce manuel ne se limite pas au stockage des aliments de base (céréales et légumes secs, racines et tubercules) puisque tout un chapitre est consacré aux fruits et légumes. Ces produits ne sont pas seulement importants pour le régime alimentaire de la famille de l’agriculteur, ils représentent également un revenu potentiel s’il vend des exemplaires de qualité sur le marché. Pendant la préparation de ce manuel, plusieurs personnes nous ont envoyé des commentaires et des suggestions d’amélioration de ce manuel. Nous tenons à remercier particulièrement Peter Fellows pour sa contribution qui nous a été précieuse. Il participait conjointement à la rédaction d’Agrodok 50 : Le conditionnement des produits agricoles. Les auteurs, Wageningen, 2011

  • Comment créer une coopérative

    Les coopératives agricoles sont généralement créées dans les économies rurales pour passer d’une agriculture d’autosuffisance à une production uniquement commerciale. Les agriculteurs se rendent compte qu’en travaillant dans une exploitation individuelle, ils sont en position de faiblesse sur le marché. Ils cherchent alors à renforcer leur position en se regroupant pour créer une forme de coopération économique qui soit bénéfique à tous.

    Cette publication a pour but de guider les groupes d’agriculteurs dans leurs démarches de mise en place d’une activité coopérative. Nous espérons qu’elle les aidera à se frayer un chemin et à faire de bons choix pour réussir dans leur initiative. Nous sommes conscients que cette publication n’est qu’un début. C’est pourquoi nous invitons nos lecteurs et lectrices à nous envoyer leurs commentaires sur ce document et à nous faire part de leurs expériences au sein des groupements d’agriculteurs. Nous joignons à la fin de cette brochure une liste d’affirmations visant à stimuler la discussion.

    Cette publication est le fruit des efforts conjoints d’AgriCord, Agriterra et Agromisa, sur l’initiative de M. Kees Blokland, directeur d’Agriterra. AgriCord a apporté un soutien financier pour la publication. Agromisa et le CTA sont co-responsables de la production et de la distribution, avec l’assistance du réseau partenaire d’Agriterra.

    Cette publication a été enrichie des commentaires de Mme Kareen Holtby de la FIPA, M. Cees van Rij d’Agriterra et de Dr Anne van den Ban, Professeur émérite à l’Université de Wageningen.

    Les illustrations ont été fourni par Agriterra, FAO, ICRA et ARCADIS Euroconsult (AEC).

  • L’amélioration génétique animale

    Ce livre a été rédigé avant tout pour les situations qui sont les plus fréquentes dans les régions tropicales, où les ressources matérielles pour l’amélioration du cheptel sont limitées et où le contexte environnemental est source de problèmes particuliers en ce qui concerne la production animale. Les pays tropicaux ne sont toutefois pas les seuls endroits où l’accroissement de la productivité des élevages se trouve confronté à des limites et à des obstacles. Il existe nombre de pays, dont certains bénéficient pourtant d’un climat relativement favorable, dans lesquels la production animale doit faire face à un déficit de ressources matérielles et alimentaires. Plutôt que de tenter de proposer des solutions spécifiques pour chaque situation, cet ouvrage axera par conséquent son propos sur les principes de l’amélioration génétique des animaux qui sont universellement applicables. Un chapitre est cependant consacré aux questions qui doivent être prises en considération pour pouvoir adapter les principes de la sélection animale aux différentes espèces domestiques et aux spécificités de leurs performances – le tout dans le contexte particulier de leur
    environnement.

    Au cours des soixante dernières années, les règles de l’hérédité telles qu’elles s’appliquent aux groupes et aux populations d’animaux ont été développées, grâce aux mathématiques et à la statistique, pour donner naissance à la génétique quantitative. Cette science est à la base des programmes d’amélioration génétique animale modernes et de leur application. Les progrès réalisés dans d’autres domaines, tels que la physiologie animale, et les avancées techniques que représentent notamment l’insémination artificielle et la manipulation des embryons ont cependant multiplié les possibilités de développements en amélioration génétique – même s’il existe encore des contraintes quant à leur application. Certaines techniques sophistiquées et coûteuses d’assistance à la sélection animale se révèlent souvent mal adaptées aux régions du globe moins favorisées sur le plan matériel.

  • Les insectes comestibles en Afrique

    Les insectes comestibles en Afrique

    La crise de la viande nous incite à rechercher une alternative aux sources de protéines actuelles. Depuis 1970, la consommation de viande a presque triplé et elle devrait encore doubler d’ici 2050. Mais les ressources en terres agricoles seront bientôt épuisées, puisque 70% d’entre elles sont déjà réservées au bétail. De plus, la production industrielle de bétail pèse lourd sur l’environnement. Elle est à l’origine d’au moins 15 pour cent des gaz à effet de serre, qui entraînent un réchauffement climatique mondial. Par conséquent, il est indispensable de remettre en question nos régimes et nos habitudes alimentaires et en particulier notre consommation de viande.

    Les pays occidentaux commencent seulement à se rendre compte que des millions de personnes vivant dans les pays tropicaux ont une excellente solution de remplacement : les insectes comestibles. On constate actuellement en Occident un grand désir de découvrir les méthodes utilisées par les pays tropicaux pour préparer cette excellente ressource alimentaire. Cela fait des siècles que des populations collectent les presque 2000 espèces d’insectes propres à la consommation humaine. Et non pas parce que c’est une nourriture de pauvre – une idée fausse des pays occidentaux – mais parce que c’est délicieux. La valeur nutritive des insectes n’a rien à envier à celle de la viande classique. Les insectes contiennent souvent de grandes quantités de fer. Cet avantage revêt une importance particulière, compte tenu du milliard de personnes, dont des enfants et des femmes enceintes, qui souffrent d’anémie.

    Dans les tropiques, les insectes se récoltent principalement dans la nature. Ce manuel en donne quelques exemples, dont le très populaire vers (chenille) mopane d’Afrique australe, le charançon du palmier et les termites, considérés comme des mets de choix dans tous les continents tropicaux. Vous trouverez aussi dans ce manuel des méthodes de collecte, de conservation et de préparation. Mais si l’on souhaite vraiment favoriser la consommation d’insectes, la récolte dans la nature ne suffira pas.

  • La culture des tomates

    Avant-propos

    La tomate est une des cultures les plus répandues à travers le monde. C’est une source importante de vitamines ainsi qu’une culture de rente importante pour les petits exploitants et pour les agriculteurs/trices commerciaux qui ont une exploitation moyenne. Cet Agrodok est axé sur les bonnes pratiques qui permettent de faire pousser une culture saine ainsi que d’obtenir un rendement suffisamment constant. Il offre des informations pratiques sur la culture, la récolte, le stockage, la transformation et la commercialisation à petite échelle des tomates. La sélection et la conservation des graines, les méthodes de lutte intégrée et la tenue des registres sont également passées en revue. Nous espérons que ces informations seront utiles aux cultivateurs de légumes, qu’ils soient débutants ou expérimentés, aux vulgarisateurs ainsi qu’à ceux qui enseignent l’agriculture.

    Dans cette nouvelle édition, les parties couvrant le piment et le poivron qui figuraient dans l’édition précédente ont été supprimées afin d’accorder tout l’espace nécessaire aux différents aspects de la culture de la tomate mentionnés ci-dessus. Pour l’élaboration de cette publication, Agromisa a collaboré avec PROTA. Pour plus d’informations sur PROTA, voir le paragraphe qui concerne cette organisation figurant à la fin du présent livret.

    Nous souhaitons remercier Jan Siemonsma et Chris Bosch de PROTA, Remi Nono- Womdim, Gerard Grubben, Rene Geelhoed, Bianca van Haperen et Guus van den Berg pour les observations qu’ils ont faites sur le manuscrit. Nous invitons le lecteur à nous envoyer ses remarques et ses suggestions pour améliorer le contenu de cet Agrodok. Les auteurs.

    Wageningen, septembre 2005

  • Fabriquer et exploiter un mini couvoir (méthode avec bac à sable)
  • Les fruitiers forestiers comestibles du Cameroun

    L’Institut international des ressources phytogénétiques (IPGRI) est un organisme scientifique indépendant à caractère international visant à promouvoir la conservation et le déploiement en champ et dans les forêts des ressources phytogénétiques au profit des générations actuelles et futures. Il est un des 15 centres Future Harvest fonctionnant sous l’égide du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), une association de membres des domaines privés et publics qui soutiennent les efforts pour utiliser la science de pointe pour réduire la faim et la pauvreté, améliorer l’alimentation et la santé, et pour protéger l’environnement. L’IPGRI a son siège social à Maccarese, près de Rome, en Italie, et possède des bureaux régionaux dans plus de 20 pays à travers le monde. Il fonctionne sur la base de quatre programmes : (1) Diversity of Livelihoods (la diversité pour le bien de tous) (2) Understanding and Managing Biodiversity (Mieux connaître et gérer la biodiversité (3) Global Partnerships (Partenariats internationaux) et (4) Commodities for Livelihoods (Les denrées de bases au service des gens)

    Le statut international a été conféré à l’IPGRI au titre d’un accord d’établissement qui, en janvier 2006, avait été signé par les gouvernements des pays suivants: Algérie, Australie, Belgique, Bénin, Bolivie, Brésil, Burkina Faso, Cameroun, Chili, Chine, Congo, Costa Rica, Côte d’Ivoire, Chypre, Danemark, Egypte, Equateur, Grèce, Guinée, Hongrie, Inde, Indonésie, Iran, Israël, Italie, Jordanie, Kenya, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Norvège, Ouganda, Pakistan, Panama, Pérou, Pologne, Portugal, République Tchèque, République Slovaque, Roumanie, Russie, Sénégal, Soudan, Suisse, Syrie, Tunisie, Turquie, et Ukraine.

    Pour mener à bien son programme de recherche, l’IPGRI reçoit une aide financière de plus de 150 donateurs, incluant des gouvernements, des fondations privées et des organismes internationaux. Pour plus de renseignements sur les donateurs et les activités de recherche, consultez les rapports annuels de l’IPGRI. Des copies imprimées sont disponibles sur demande à ipgri-publications@cgiar.org ou à partir du site web de l’IPGRI (www.ipgri.cgiar.org).

    Les désignations géographiques utilisées dans cette publication ainsi que la présentation de matériel ne sont en aucun cas le signe d’une opinion, quelle qu’elle soit, exprimée par l’IPGRI ou le GCRAI quant au statut légal d’un pays, d’un territoire, d’une ville ou une zone ou l’autorité qui les dirige, ou sur la délimitation de ses frontières géographiques ou administratives. De même, les opinions exprimées sont celles des auteurs et ne reflètent pas nécessairement celles de ces organisations.

    La mention d’une marque déposée ne constitue pas le cautionnement du produit et n’est faite qu’à titre d’information.