• Comment créer une coopérative

    Les coopératives agricoles sont généralement créées dans les économies rurales pour passer d’une agriculture d’autosuffisance à une production uniquement commerciale. Les agriculteurs se rendent compte qu’en travaillant dans une exploitation individuelle, ils sont en position de faiblesse sur le marché. Ils cherchent alors à renforcer leur position en se regroupant pour créer une forme de coopération économique qui soit bénéfique à tous.

    Cette publication a pour but de guider les groupes d’agriculteurs dans leurs démarches de mise en place d’une activité coopérative. Nous espérons qu’elle les aidera à se frayer un chemin et à faire de bons choix pour réussir dans leur initiative. Nous sommes conscients que cette publication n’est qu’un début. C’est pourquoi nous invitons nos lecteurs et lectrices à nous envoyer leurs commentaires sur ce document et à nous faire part de leurs expériences au sein des groupements d’agriculteurs. Nous joignons à la fin de cette brochure une liste d’affirmations visant à stimuler la discussion.

    Cette publication est le fruit des efforts conjoints d’AgriCord, Agriterra et Agromisa, sur l’initiative de M. Kees Blokland, directeur d’Agriterra. AgriCord a apporté un soutien financier pour la publication. Agromisa et le CTA sont co-responsables de la production et de la distribution, avec l’assistance du réseau partenaire d’Agriterra.

    Cette publication a été enrichie des commentaires de Mme Kareen Holtby de la FIPA, M. Cees van Rij d’Agriterra et de Dr Anne van den Ban, Professeur émérite à l’Université de Wageningen.

    Les illustrations ont été fourni par Agriterra, FAO, ICRA et ARCADIS Euroconsult (AEC).

  • Le stockage des produits agricoles

    Ce manuel de la série des Agrodok est une révision approfondie de l’édition de Jelle Hayma de 1995. Les pertes après récolte étant malheureusement toujours un problème important pour les agriculteurs à petite échelle sous les tropiques, une mise à jour s’imposait. L’objectif premier de cette révision était d’accorder moins de place aux équipements techniques de stockage des produits agricoles. Nous voulions plutôt mettre l’accent sur des informations générales répondant aux questions suivantes : de quelle façon les produits se détériorent-ils et pourquoi ? Comment peut-on retarder ou réduire ce phénomène ? Ce manuel ne se limite pas au stockage des aliments de base (céréales et légumes secs, racines et tubercules) puisque tout un chapitre est consacré aux fruits et légumes. Ces produits ne sont pas seulement importants pour le régime alimentaire de la famille de l’agriculteur, ils représentent également un revenu potentiel s’il vend des exemplaires de qualité sur le marché. Pendant la préparation de ce manuel, plusieurs personnes nous ont envoyé des commentaires et des suggestions d’amélioration de ce manuel. Nous tenons à remercier particulièrement Peter Fellows pour sa contribution qui nous a été précieuse. Il participait conjointement à la rédaction d’Agrodok 50 : Le conditionnement des produits agricoles. Les auteurs, Wageningen, 2011

  • L’amélioration génétique animale

    Ce livre a été rédigé avant tout pour les situations qui sont les plus fréquentes dans les régions tropicales, où les ressources matérielles pour l’amélioration du cheptel sont limitées et où le contexte environnemental est source de problèmes particuliers en ce qui concerne la production animale. Les pays tropicaux ne sont toutefois pas les seuls endroits où l’accroissement de la productivité des élevages se trouve confronté à des limites et à des obstacles. Il existe nombre de pays, dont certains bénéficient pourtant d’un climat relativement favorable, dans lesquels la production animale doit faire face à un déficit de ressources matérielles et alimentaires. Plutôt que de tenter de proposer des solutions spécifiques pour chaque situation, cet ouvrage axera par conséquent son propos sur les principes de l’amélioration génétique des animaux qui sont universellement applicables. Un chapitre est cependant consacré aux questions qui doivent être prises en considération pour pouvoir adapter les principes de la sélection animale aux différentes espèces domestiques et aux spécificités de leurs performances – le tout dans le contexte particulier de leur
    environnement.

    Au cours des soixante dernières années, les règles de l’hérédité telles qu’elles s’appliquent aux groupes et aux populations d’animaux ont été développées, grâce aux mathématiques et à la statistique, pour donner naissance à la génétique quantitative. Cette science est à la base des programmes d’amélioration génétique animale modernes et de leur application. Les progrès réalisés dans d’autres domaines, tels que la physiologie animale, et les avancées techniques que représentent notamment l’insémination artificielle et la manipulation des embryons ont cependant multiplié les possibilités de développements en amélioration génétique – même s’il existe encore des contraintes quant à leur application. Certaines techniques sophistiquées et coûteuses d’assistance à la sélection animale se révèlent souvent mal adaptées aux régions du globe moins favorisées sur le plan matériel.

  • Le séchage des mangues

    Le manguier appartient à la famille des Anacardiacées, du genre Mangifera L., regroupant 60 arborescences. L’une d’elle, Mangifera indica, comprendrait 1 000 variétés, et plus de 70 cultivars (greffage) présents sur divers continents.

    C’est l’un des arbres fruitiers les plus cultivés au Burkina Faso. Il s’étend sur une superficie de près de 6 800 hectares sur les 12 000 hectares de verger que compte le pays. Avec un rendement moyen de 7 à 8 t/ha, la production nationale est de 47 600 à 54 400 tonnes.

    Il pousse sur des sols sablo-limoneux, bien drainés et ayant un PH compris entre 5,5 et 6,5 ; le manguier préfère les sols profonds, assez légers ou de structure moyenne pour assurer une pénétration satisfaisante des racines, une bonne aération et un bon drainage.

    La multiplication des manguiers s’effectue essentiellement par greffage, ce qui permet la conservation des caractères variétaux.

    Pour la plantation, il est préconisé un espacement au carré de 10 m × 10 m en moyenne, soit une densité de 100 pieds par hectare. Selon les conditions pédoclimatiques, les espacements 8 m × 8 m ou 12 m × 12 m peuvent être réalisés.

  • L’exportation des produits biologiques

    La production biologique présente de nombreux avantages, notamment l’obtention d’un meilleur prix pour une meilleure qualité, une diversification des produits, des coûts en entrée moins élevés, une meilleure gestion des ressources naturelles, la préservation de la biodiversité, une amélioration de la fertilité du sol et moins de risques pour la santé des agriculteurs et des consommateurs. L’exportation de produits biologiques peut être une entreprise intéressante pour les agriculteurs et leurs organisations. En effet, les segments de marché spécifiques, appelés aussi niches de marché ou « créneaux », permettent d’obtenir de meilleurs prix et d’acquérir une meilleure position de place.

    Il est tentant (et souvent trompeur) de ne considérer que les avantages de l’accès aux créneaux biologiques. Pour éviter toute déception, il faut bien se préparer, et bien connaître et comprendre les grands enjeux de ces marchés extérieurs.

  • Savoirs et développement rural

    Les « émeutes de la faim » de 2008, notamment en Afrique et partout dans les pays du Sud, ont été provoquées par le renchérissement brutal des denrées alimentaires sur le marché international du fait de mauvaises récoltes en Asie, principal pourvoyeur de riz. Mais les effets de l’augmentation du prix des denrées ont été accentués par la fragilité des systèmes agricoles et la précarité des ressources des populations rurales africaines. Le fort retentissement de ces événements a fait surgir une réflexion sur l’impact de l’aide internationale pour le développement agricole et rural, notamment en Afrique, et le rôle que devrait y jouer la recherche agricole au sens large. Cette remise en cause du système de l’aide internationale a été stimulée par la crise économique du Nord. Elle souligne en effet les limites économiques, écologiques et sociales de notre mode de développement et des politiques agricoles appliquées depuis une vingtaine d’années, politiques qui ont aggravé l’écart entre riches et pauvres, entre Nord et Sud. Les programmes d’ajustement structurel appliqués de façon uniforme et brutale par la Banque mondiale (BM) et le Fond monétaire international (FMI) dans les années 1980 ont accru l’isolement de l’Afrique rurale en supprimant le tissu des systèmes de vulgarisation et le soutien des prix agricoles par les États après les indépendances. Dans son rapport annuel sur le développement du monde en 2008 — le premier rapport de ce type que la BM ait consacré à l’agriculture depuis plus de trente ans —, la Banque confessait elle-même sa responsabilité dans la situation indigente de l’agriculture vivrière en Afrique

    (Banque mondiale, 2008).

  • Production d’insectes à des fins économiques ou alimentaires: Mini élevage et BEDIM

    Une zootechnie entomologique s’organise peu à peu, comme c’est déjà le cas pour la zootechnie du cobaye de boucherie, de la grenouille et de divers autres petits animaux. Dans de nombreux pays tropicaux en effet, des insectes sont consommés par les populations locales ou sont utilisés pour d’autres usages. Ces insectes sont cependant capturés sans contrôle dans la nature. Les « vers de palmier », diverses chenilles, des termites et bien d’autres insectes sont des aliments de choix pour l’homme dans plusieurs pays, tandis que les asticots sont parfois donnés à de la volaille ou à des porcs en élevage villageois. En pays industrialisés, une utilisation non alimentaire de certaines larves carnivores de diptères reprend de l’importance en chirurgie réparatrice pour la capacité que ces asticots possèdent de nettoyer à fond des plaies anfractueuses rebelles aux traitements classiques. Il ne faut pas oublier non plus l’emploi d’insectes colorés (papillons, scarabées, etc.) en artisanat destiné aux touristes (tableaux en ailes de lépidoptères, presse-papiers ou porte-clés en inclusions transparentes plastiques, etc.). Le commerce international de chrysalides vivantes pour des « fermes à papillons » ou de lépidoptères adultes montés constitue également un débouché appréciable. Développer un élevage rationnel et durable d’insectes pour remplacer des captures sauvages en maintenant la biodiversité dans les pays tropicaux constitue un des objectifs de l’association internationale B.E.D.I.M. basée à Gembloux

  • La culture des champignons à petite échelle – 2

    Le premier Agrodok traitant de la « Culture à petite échelle de champignons », Agrodok n° 40, décrit la technique de culture de champignons sur un substrat qui ne nécessite qu’un traitement thermique. Cependant, certaines espèces de champignons comme la Volvaire (Volvariella spp) et le Champignon de couche ou Champignon de Paris (Agaricus spp) ne peuvent être cultivées que sur du substrat fermenté ou compost. La culture de la Volvaire se pratique sous les climats chauds des régions tropicales, tandis que celle du Champignon de couche se fait plutôt sous des climats plus tempérés.

    La préparation d’un compost destiné à la culture des champignons est bien plus complexe que la préparation d’un substrat n’ayant à subir qu’un traitement thermique. C’est pourquoi il nous a semblé utile de publier un second Agrodok qui répond à la demande et comble une lacune dans ce domaine particulier en décrivant le processus complet du compostage de déchets agricoles, de même que la culture des deux espèces mentionnées plus haut. A côté de cela, il semble impératif d’expliquer aussi comment obtenir un blanc de qualité et comment le produire (matériel de propagation). Ce sera fait en détail dans un chapitre séparé.

    Nous mettons spécialement l’accent sur l’équipement minimum né- cessaire à la culture et à l’installation des champignonnières et ce pour les deux espèces en vue d’éviter les problèmes et d’agir à moindre frais. A côté de cela, nous accordons notre attention à la récolte et à son traitement. C’est dans les régions urbaines et les banlieues que la demande concernant la conservation est la plus forte. Par conséquent ce sujet fera l’objet d’un chapitre séparé. Etant donné que les connaissances en marketing sont plutôt pauvres en ce qui concerne la culture des champignons à petite échelle, il nous semble également judicieux d’ajouter un chapitre sur l’importance et les possibilités de commercialisation sur les marchés locaux et régionaux.

    September 2007, Bram van Nieuwenhuijzen et Janna de Feijter.

  • La culture des tomates

    Avant-propos

    La tomate est une des cultures les plus répandues à travers le monde. C’est une source importante de vitamines ainsi qu’une culture de rente importante pour les petits exploitants et pour les agriculteurs/trices commerciaux qui ont une exploitation moyenne. Cet Agrodok est axé sur les bonnes pratiques qui permettent de faire pousser une culture saine ainsi que d’obtenir un rendement suffisamment constant. Il offre des informations pratiques sur la culture, la récolte, le stockage, la transformation et la commercialisation à petite échelle des tomates. La sélection et la conservation des graines, les méthodes de lutte intégrée et la tenue des registres sont également passées en revue. Nous espérons que ces informations seront utiles aux cultivateurs de légumes, qu’ils soient débutants ou expérimentés, aux vulgarisateurs ainsi qu’à ceux qui enseignent l’agriculture.

    Dans cette nouvelle édition, les parties couvrant le piment et le poivron qui figuraient dans l’édition précédente ont été supprimées afin d’accorder tout l’espace nécessaire aux différents aspects de la culture de la tomate mentionnés ci-dessus. Pour l’élaboration de cette publication, Agromisa a collaboré avec PROTA. Pour plus d’informations sur PROTA, voir le paragraphe qui concerne cette organisation figurant à la fin du présent livret.

    Nous souhaitons remercier Jan Siemonsma et Chris Bosch de PROTA, Remi Nono- Womdim, Gerard Grubben, Rene Geelhoed, Bianca van Haperen et Guus van den Berg pour les observations qu’ils ont faites sur le manuscrit. Nous invitons le lecteur à nous envoyer ses remarques et ses suggestions pour améliorer le contenu de cet Agrodok. Les auteurs.

    Wageningen, septembre 2005