• Comment créer une coopérative

    Les coopératives agricoles sont généralement créées dans les économies rurales pour passer d’une agriculture d’autosuffisance à une production uniquement commerciale. Les agriculteurs se rendent compte qu’en travaillant dans une exploitation individuelle, ils sont en position de faiblesse sur le marché. Ils cherchent alors à renforcer leur position en se regroupant pour créer une forme de coopération économique qui soit bénéfique à tous.

    Cette publication a pour but de guider les groupes d’agriculteurs dans leurs démarches de mise en place d’une activité coopérative. Nous espérons qu’elle les aidera à se frayer un chemin et à faire de bons choix pour réussir dans leur initiative. Nous sommes conscients que cette publication n’est qu’un début. C’est pourquoi nous invitons nos lecteurs et lectrices à nous envoyer leurs commentaires sur ce document et à nous faire part de leurs expériences au sein des groupements d’agriculteurs. Nous joignons à la fin de cette brochure une liste d’affirmations visant à stimuler la discussion.

    Cette publication est le fruit des efforts conjoints d’AgriCord, Agriterra et Agromisa, sur l’initiative de M. Kees Blokland, directeur d’Agriterra. AgriCord a apporté un soutien financier pour la publication. Agromisa et le CTA sont co-responsables de la production et de la distribution, avec l’assistance du réseau partenaire d’Agriterra.

    Cette publication a été enrichie des commentaires de Mme Kareen Holtby de la FIPA, M. Cees van Rij d’Agriterra et de Dr Anne van den Ban, Professeur émérite à l’Université de Wageningen.

    Les illustrations ont été fourni par Agriterra, FAO, ICRA et ARCADIS Euroconsult (AEC).

  • Fabriquer et exploiter un mini couvoir (méthode avec bac à sable)
  • Intégration agriculture-aquaculture

    Intégration agriculture-aquaculture

    Ce document est une version corrigée et légèrement révisée d’un dossier d’information technologique précédemment publié sur l’intégration agriculture-aquaculture (IAA). Il contient 38 chapitres en sept sections, exposant les points fondamentaux et les caractéristiques des systèmes IAA avec une utilisation généreuse de dessins et d’images. Les quatre premiers articles présentent des considérations socioculturelles, économiques et environnementales relatives à l’introduction des techniques IAA. Cette section est suivie par une vue d’ensemble des systèmes agricoles intégrés, accompagnée par six exemples, allant des systèmes intégrés herbacées-poissons et digues-poissons pratiqués en République populaire de Chine aux méthodes de cycles courts en étangs saisonniers et fossés au Bangladesh, en passant par le système VAC du nord du Viet Nam. La section suivante contient quatre documents qui concernent les systèmes d’élevage animal-poisson avec intégration de poules, canards et porcs. Deux sections avec un total de 16 présentations abordent ensuite différents aspects des systèmes riz-poissons, commençant par huit exemples techniques de cinq pays, y compris les systèmes d’irrigation concernant les crevettes marines en régions côtières et les crevettes d’eau douce en régions continentales. Huit autres présentations donnent des recommandations sur le choix du site, la préparation de la rizière, l’empoissonnement, l’alimentation, la gestion du riz et les questions relatives à la gestion intégrée des déprédateurs dans les systèmes riz-poisson. Une autre section de quatre documents concerne les aspects relatifs à l’alimentation et la gestion des poissons en IAA, tels que l’utilisation dans les étangs du fumier animal, des eaux usées domestiques et du lisier de bio-gaz, ainsi que les sources végétales d’aliments pour poissons. La dernière section contient quatre articles sur la propagation et l’alevinage des poissons se concentrant sur la production de petits et grands alevins et sur les carpes. Y est incluse une description de la propagation de la carpe en champs de blé et de l’alevinage en rizière comme activités de saison morte, et de la production en rizière irriguée de grands alevins. Le but de cette publication est de donner aux décisionnaires des organisations gouvernementales et non gouvernementales ainsi que d’autres organisations impliquées dans l’agriculture et le développement rural, une vue d’ensemble et une base pour comprendre les principes du système IAA et les aider ainsi à décider s’ils souhaitent s’engager dans de telles activités et les inclure dans leurs programmes. Pour ceux qui travaillent directement avec les agriculteurs, cette publication vise à fournir de bons exemples du système IAA, mais elle n’est pas conçue comme une compilation de procédures à suivre à la lettre. Elle devrait plutôt contribuer à convaincre les lecteurs/ usagers que les agriculteurs peuvent effectivement améliorer leurs conditions de vie soit en introduisant des systèmes IAA, soit en les développant davantage et en améliorant les nombreuses possibilités d’IAA sur leurs fermes actuelles au sein de leurs communautés.

  • La culture des tomates

    Avant-propos

    La tomate est une des cultures les plus répandues à travers le monde. C’est une source importante de vitamines ainsi qu’une culture de rente importante pour les petits exploitants et pour les agriculteurs/trices commerciaux qui ont une exploitation moyenne. Cet Agrodok est axé sur les bonnes pratiques qui permettent de faire pousser une culture saine ainsi que d’obtenir un rendement suffisamment constant. Il offre des informations pratiques sur la culture, la récolte, le stockage, la transformation et la commercialisation à petite échelle des tomates. La sélection et la conservation des graines, les méthodes de lutte intégrée et la tenue des registres sont également passées en revue. Nous espérons que ces informations seront utiles aux cultivateurs de légumes, qu’ils soient débutants ou expérimentés, aux vulgarisateurs ainsi qu’à ceux qui enseignent l’agriculture.

    Dans cette nouvelle édition, les parties couvrant le piment et le poivron qui figuraient dans l’édition précédente ont été supprimées afin d’accorder tout l’espace nécessaire aux différents aspects de la culture de la tomate mentionnés ci-dessus. Pour l’élaboration de cette publication, Agromisa a collaboré avec PROTA. Pour plus d’informations sur PROTA, voir le paragraphe qui concerne cette organisation figurant à la fin du présent livret.

    Nous souhaitons remercier Jan Siemonsma et Chris Bosch de PROTA, Remi Nono- Womdim, Gerard Grubben, Rene Geelhoed, Bianca van Haperen et Guus van den Berg pour les observations qu’ils ont faites sur le manuscrit. Nous invitons le lecteur à nous envoyer ses remarques et ses suggestions pour améliorer le contenu de cet Agrodok. Les auteurs.

    Wageningen, septembre 2005

  • Le séchage des mangues

    Le manguier appartient à la famille des Anacardiacées, du genre Mangifera L., regroupant 60 arborescences. L’une d’elle, Mangifera indica, comprendrait 1 000 variétés, et plus de 70 cultivars (greffage) présents sur divers continents.

    C’est l’un des arbres fruitiers les plus cultivés au Burkina Faso. Il s’étend sur une superficie de près de 6 800 hectares sur les 12 000 hectares de verger que compte le pays. Avec un rendement moyen de 7 à 8 t/ha, la production nationale est de 47 600 à 54 400 tonnes.

    Il pousse sur des sols sablo-limoneux, bien drainés et ayant un PH compris entre 5,5 et 6,5 ; le manguier préfère les sols profonds, assez légers ou de structure moyenne pour assurer une pénétration satisfaisante des racines, une bonne aération et un bon drainage.

    La multiplication des manguiers s’effectue essentiellement par greffage, ce qui permet la conservation des caractères variétaux.

    Pour la plantation, il est préconisé un espacement au carré de 10 m × 10 m en moyenne, soit une densité de 100 pieds par hectare. Selon les conditions pédoclimatiques, les espacements 8 m × 8 m ou 12 m × 12 m peuvent être réalisés.

  • Les insectes comestibles en Afrique

    Les insectes comestibles en Afrique

    La crise de la viande nous incite à rechercher une alternative aux sources de protéines actuelles. Depuis 1970, la consommation de viande a presque triplé et elle devrait encore doubler d’ici 2050. Mais les ressources en terres agricoles seront bientôt épuisées, puisque 70% d’entre elles sont déjà réservées au bétail. De plus, la production industrielle de bétail pèse lourd sur l’environnement. Elle est à l’origine d’au moins 15 pour cent des gaz à effet de serre, qui entraînent un réchauffement climatique mondial. Par conséquent, il est indispensable de remettre en question nos régimes et nos habitudes alimentaires et en particulier notre consommation de viande.

    Les pays occidentaux commencent seulement à se rendre compte que des millions de personnes vivant dans les pays tropicaux ont une excellente solution de remplacement : les insectes comestibles. On constate actuellement en Occident un grand désir de découvrir les méthodes utilisées par les pays tropicaux pour préparer cette excellente ressource alimentaire. Cela fait des siècles que des populations collectent les presque 2000 espèces d’insectes propres à la consommation humaine. Et non pas parce que c’est une nourriture de pauvre – une idée fausse des pays occidentaux – mais parce que c’est délicieux. La valeur nutritive des insectes n’a rien à envier à celle de la viande classique. Les insectes contiennent souvent de grandes quantités de fer. Cet avantage revêt une importance particulière, compte tenu du milliard de personnes, dont des enfants et des femmes enceintes, qui souffrent d’anémie.

    Dans les tropiques, les insectes se récoltent principalement dans la nature. Ce manuel en donne quelques exemples, dont le très populaire vers (chenille) mopane d’Afrique australe, le charançon du palmier et les termites, considérés comme des mets de choix dans tous les continents tropicaux. Vous trouverez aussi dans ce manuel des méthodes de collecte, de conservation et de préparation. Mais si l’on souhaite vraiment favoriser la consommation d’insectes, la récolte dans la nature ne suffira pas.

  • Production d’insectes à des fins économiques ou alimentaires: Mini élevage et BEDIM

    Une zootechnie entomologique s’organise peu à peu, comme c’est déjà le cas pour la zootechnie du cobaye de boucherie, de la grenouille et de divers autres petits animaux. Dans de nombreux pays tropicaux en effet, des insectes sont consommés par les populations locales ou sont utilisés pour d’autres usages. Ces insectes sont cependant capturés sans contrôle dans la nature. Les « vers de palmier », diverses chenilles, des termites et bien d’autres insectes sont des aliments de choix pour l’homme dans plusieurs pays, tandis que les asticots sont parfois donnés à de la volaille ou à des porcs en élevage villageois. En pays industrialisés, une utilisation non alimentaire de certaines larves carnivores de diptères reprend de l’importance en chirurgie réparatrice pour la capacité que ces asticots possèdent de nettoyer à fond des plaies anfractueuses rebelles aux traitements classiques. Il ne faut pas oublier non plus l’emploi d’insectes colorés (papillons, scarabées, etc.) en artisanat destiné aux touristes (tableaux en ailes de lépidoptères, presse-papiers ou porte-clés en inclusions transparentes plastiques, etc.). Le commerce international de chrysalides vivantes pour des « fermes à papillons » ou de lépidoptères adultes montés constitue également un débouché appréciable. Développer un élevage rationnel et durable d’insectes pour remplacer des captures sauvages en maintenant la biodiversité dans les pays tropicaux constitue un des objectifs de l’association internationale B.E.D.I.M. basée à Gembloux