• Comment créer une coopérative

    Les coopératives agricoles sont généralement créées dans les économies rurales pour passer d’une agriculture d’autosuffisance à une production uniquement commerciale. Les agriculteurs se rendent compte qu’en travaillant dans une exploitation individuelle, ils sont en position de faiblesse sur le marché. Ils cherchent alors à renforcer leur position en se regroupant pour créer une forme de coopération économique qui soit bénéfique à tous.

    Cette publication a pour but de guider les groupes d’agriculteurs dans leurs démarches de mise en place d’une activité coopérative. Nous espérons qu’elle les aidera à se frayer un chemin et à faire de bons choix pour réussir dans leur initiative. Nous sommes conscients que cette publication n’est qu’un début. C’est pourquoi nous invitons nos lecteurs et lectrices à nous envoyer leurs commentaires sur ce document et à nous faire part de leurs expériences au sein des groupements d’agriculteurs. Nous joignons à la fin de cette brochure une liste d’affirmations visant à stimuler la discussion.

    Cette publication est le fruit des efforts conjoints d’AgriCord, Agriterra et Agromisa, sur l’initiative de M. Kees Blokland, directeur d’Agriterra. AgriCord a apporté un soutien financier pour la publication. Agromisa et le CTA sont co-responsables de la production et de la distribution, avec l’assistance du réseau partenaire d’Agriterra.

    Cette publication a été enrichie des commentaires de Mme Kareen Holtby de la FIPA, M. Cees van Rij d’Agriterra et de Dr Anne van den Ban, Professeur émérite à l’Université de Wageningen.

    Les illustrations ont été fourni par Agriterra, FAO, ICRA et ARCADIS Euroconsult (AEC).

  • Fabriquer et exploiter un mini couvoir (méthode avec bac à sable)
  • L’amélioration génétique animale

    Ce livre a été rédigé avant tout pour les situations qui sont les plus fréquentes dans les régions tropicales, où les ressources matérielles pour l’amélioration du cheptel sont limitées et où le contexte environnemental est source de problèmes particuliers en ce qui concerne la production animale. Les pays tropicaux ne sont toutefois pas les seuls endroits où l’accroissement de la productivité des élevages se trouve confronté à des limites et à des obstacles. Il existe nombre de pays, dont certains bénéficient pourtant d’un climat relativement favorable, dans lesquels la production animale doit faire face à un déficit de ressources matérielles et alimentaires. Plutôt que de tenter de proposer des solutions spécifiques pour chaque situation, cet ouvrage axera par conséquent son propos sur les principes de l’amélioration génétique des animaux qui sont universellement applicables. Un chapitre est cependant consacré aux questions qui doivent être prises en considération pour pouvoir adapter les principes de la sélection animale aux différentes espèces domestiques et aux spécificités de leurs performances – le tout dans le contexte particulier de leur
    environnement.

    Au cours des soixante dernières années, les règles de l’hérédité telles qu’elles s’appliquent aux groupes et aux populations d’animaux ont été développées, grâce aux mathématiques et à la statistique, pour donner naissance à la génétique quantitative. Cette science est à la base des programmes d’amélioration génétique animale modernes et de leur application. Les progrès réalisés dans d’autres domaines, tels que la physiologie animale, et les avancées techniques que représentent notamment l’insémination artificielle et la manipulation des embryons ont cependant multiplié les possibilités de développements en amélioration génétique – même s’il existe encore des contraintes quant à leur application. Certaines techniques sophistiquées et coûteuses d’assistance à la sélection animale se révèlent souvent mal adaptées aux régions du globe moins favorisées sur le plan matériel.

  • Le stockage des produits agricoles

    Ce manuel de la série des Agrodok est une révision approfondie de l’édition de Jelle Hayma de 1995. Les pertes après récolte étant malheureusement toujours un problème important pour les agriculteurs à petite échelle sous les tropiques, une mise à jour s’imposait. L’objectif premier de cette révision était d’accorder moins de place aux équipements techniques de stockage des produits agricoles. Nous voulions plutôt mettre l’accent sur des informations générales répondant aux questions suivantes : de quelle façon les produits se détériorent-ils et pourquoi ? Comment peut-on retarder ou réduire ce phénomène ? Ce manuel ne se limite pas au stockage des aliments de base (céréales et légumes secs, racines et tubercules) puisque tout un chapitre est consacré aux fruits et légumes. Ces produits ne sont pas seulement importants pour le régime alimentaire de la famille de l’agriculteur, ils représentent également un revenu potentiel s’il vend des exemplaires de qualité sur le marché. Pendant la préparation de ce manuel, plusieurs personnes nous ont envoyé des commentaires et des suggestions d’amélioration de ce manuel. Nous tenons à remercier particulièrement Peter Fellows pour sa contribution qui nous a été précieuse. Il participait conjointement à la rédaction d’Agrodok 50 : Le conditionnement des produits agricoles. Les auteurs, Wageningen, 2011

  • Production d’insectes à des fins économiques ou alimentaires: Mini élevage et BEDIM

    Une zootechnie entomologique s’organise peu à peu, comme c’est déjà le cas pour la zootechnie du cobaye de boucherie, de la grenouille et de divers autres petits animaux. Dans de nombreux pays tropicaux en effet, des insectes sont consommés par les populations locales ou sont utilisés pour d’autres usages. Ces insectes sont cependant capturés sans contrôle dans la nature. Les « vers de palmier », diverses chenilles, des termites et bien d’autres insectes sont des aliments de choix pour l’homme dans plusieurs pays, tandis que les asticots sont parfois donnés à de la volaille ou à des porcs en élevage villageois. En pays industrialisés, une utilisation non alimentaire de certaines larves carnivores de diptères reprend de l’importance en chirurgie réparatrice pour la capacité que ces asticots possèdent de nettoyer à fond des plaies anfractueuses rebelles aux traitements classiques. Il ne faut pas oublier non plus l’emploi d’insectes colorés (papillons, scarabées, etc.) en artisanat destiné aux touristes (tableaux en ailes de lépidoptères, presse-papiers ou porte-clés en inclusions transparentes plastiques, etc.). Le commerce international de chrysalides vivantes pour des « fermes à papillons » ou de lépidoptères adultes montés constitue également un débouché appréciable. Développer un élevage rationnel et durable d’insectes pour remplacer des captures sauvages en maintenant la biodiversité dans les pays tropicaux constitue un des objectifs de l’association internationale B.E.D.I.M. basée à Gembloux