• Intégration agriculture-aquaculture

    Intégration agriculture-aquaculture

    Ce document est une version corrigée et légèrement révisée d’un dossier d’information technologique précédemment publié sur l’intégration agriculture-aquaculture (IAA). Il contient 38 chapitres en sept sections, exposant les points fondamentaux et les caractéristiques des systèmes IAA avec une utilisation généreuse de dessins et d’images. Les quatre premiers articles présentent des considérations socioculturelles, économiques et environnementales relatives à l’introduction des techniques IAA. Cette section est suivie par une vue d’ensemble des systèmes agricoles intégrés, accompagnée par six exemples, allant des systèmes intégrés herbacées-poissons et digues-poissons pratiqués en République populaire de Chine aux méthodes de cycles courts en étangs saisonniers et fossés au Bangladesh, en passant par le système VAC du nord du Viet Nam. La section suivante contient quatre documents qui concernent les systèmes d’élevage animal-poisson avec intégration de poules, canards et porcs. Deux sections avec un total de 16 présentations abordent ensuite différents aspects des systèmes riz-poissons, commençant par huit exemples techniques de cinq pays, y compris les systèmes d’irrigation concernant les crevettes marines en régions côtières et les crevettes d’eau douce en régions continentales. Huit autres présentations donnent des recommandations sur le choix du site, la préparation de la rizière, l’empoissonnement, l’alimentation, la gestion du riz et les questions relatives à la gestion intégrée des déprédateurs dans les systèmes riz-poisson. Une autre section de quatre documents concerne les aspects relatifs à l’alimentation et la gestion des poissons en IAA, tels que l’utilisation dans les étangs du fumier animal, des eaux usées domestiques et du lisier de bio-gaz, ainsi que les sources végétales d’aliments pour poissons. La dernière section contient quatre articles sur la propagation et l’alevinage des poissons se concentrant sur la production de petits et grands alevins et sur les carpes. Y est incluse une description de la propagation de la carpe en champs de blé et de l’alevinage en rizière comme activités de saison morte, et de la production en rizière irriguée de grands alevins. Le but de cette publication est de donner aux décisionnaires des organisations gouvernementales et non gouvernementales ainsi que d’autres organisations impliquées dans l’agriculture et le développement rural, une vue d’ensemble et une base pour comprendre les principes du système IAA et les aider ainsi à décider s’ils souhaitent s’engager dans de telles activités et les inclure dans leurs programmes. Pour ceux qui travaillent directement avec les agriculteurs, cette publication vise à fournir de bons exemples du système IAA, mais elle n’est pas conçue comme une compilation de procédures à suivre à la lettre. Elle devrait plutôt contribuer à convaincre les lecteurs/ usagers que les agriculteurs peuvent effectivement améliorer leurs conditions de vie soit en introduisant des systèmes IAA, soit en les développant davantage et en améliorant les nombreuses possibilités d’IAA sur leurs fermes actuelles au sein de leurs communautés.

  • La culture des champignons à petite échelle – 2

    Le premier Agrodok traitant de la « Culture à petite échelle de champignons », Agrodok n° 40, décrit la technique de culture de champignons sur un substrat qui ne nécessite qu’un traitement thermique. Cependant, certaines espèces de champignons comme la Volvaire (Volvariella spp) et le Champignon de couche ou Champignon de Paris (Agaricus spp) ne peuvent être cultivées que sur du substrat fermenté ou compost. La culture de la Volvaire se pratique sous les climats chauds des régions tropicales, tandis que celle du Champignon de couche se fait plutôt sous des climats plus tempérés.

    La préparation d’un compost destiné à la culture des champignons est bien plus complexe que la préparation d’un substrat n’ayant à subir qu’un traitement thermique. C’est pourquoi il nous a semblé utile de publier un second Agrodok qui répond à la demande et comble une lacune dans ce domaine particulier en décrivant le processus complet du compostage de déchets agricoles, de même que la culture des deux espèces mentionnées plus haut. A côté de cela, il semble impératif d’expliquer aussi comment obtenir un blanc de qualité et comment le produire (matériel de propagation). Ce sera fait en détail dans un chapitre séparé.

    Nous mettons spécialement l’accent sur l’équipement minimum né- cessaire à la culture et à l’installation des champignonnières et ce pour les deux espèces en vue d’éviter les problèmes et d’agir à moindre frais. A côté de cela, nous accordons notre attention à la récolte et à son traitement. C’est dans les régions urbaines et les banlieues que la demande concernant la conservation est la plus forte. Par conséquent ce sujet fera l’objet d’un chapitre séparé. Etant donné que les connaissances en marketing sont plutôt pauvres en ce qui concerne la culture des champignons à petite échelle, il nous semble également judicieux d’ajouter un chapitre sur l’importance et les possibilités de commercialisation sur les marchés locaux et régionaux.

    September 2007, Bram van Nieuwenhuijzen et Janna de Feijter.

  • La culture des tomates

    Avant-propos

    La tomate est une des cultures les plus répandues à travers le monde. C’est une source importante de vitamines ainsi qu’une culture de rente importante pour les petits exploitants et pour les agriculteurs/trices commerciaux qui ont une exploitation moyenne. Cet Agrodok est axé sur les bonnes pratiques qui permettent de faire pousser une culture saine ainsi que d’obtenir un rendement suffisamment constant. Il offre des informations pratiques sur la culture, la récolte, le stockage, la transformation et la commercialisation à petite échelle des tomates. La sélection et la conservation des graines, les méthodes de lutte intégrée et la tenue des registres sont également passées en revue. Nous espérons que ces informations seront utiles aux cultivateurs de légumes, qu’ils soient débutants ou expérimentés, aux vulgarisateurs ainsi qu’à ceux qui enseignent l’agriculture.

    Dans cette nouvelle édition, les parties couvrant le piment et le poivron qui figuraient dans l’édition précédente ont été supprimées afin d’accorder tout l’espace nécessaire aux différents aspects de la culture de la tomate mentionnés ci-dessus. Pour l’élaboration de cette publication, Agromisa a collaboré avec PROTA. Pour plus d’informations sur PROTA, voir le paragraphe qui concerne cette organisation figurant à la fin du présent livret.

    Nous souhaitons remercier Jan Siemonsma et Chris Bosch de PROTA, Remi Nono- Womdim, Gerard Grubben, Rene Geelhoed, Bianca van Haperen et Guus van den Berg pour les observations qu’ils ont faites sur le manuscrit. Nous invitons le lecteur à nous envoyer ses remarques et ses suggestions pour améliorer le contenu de cet Agrodok. Les auteurs.

    Wageningen, septembre 2005

  • Le séchage des mangues

    Le manguier appartient à la famille des Anacardiacées, du genre Mangifera L., regroupant 60 arborescences. L’une d’elle, Mangifera indica, comprendrait 1 000 variétés, et plus de 70 cultivars (greffage) présents sur divers continents.

    C’est l’un des arbres fruitiers les plus cultivés au Burkina Faso. Il s’étend sur une superficie de près de 6 800 hectares sur les 12 000 hectares de verger que compte le pays. Avec un rendement moyen de 7 à 8 t/ha, la production nationale est de 47 600 à 54 400 tonnes.

    Il pousse sur des sols sablo-limoneux, bien drainés et ayant un PH compris entre 5,5 et 6,5 ; le manguier préfère les sols profonds, assez légers ou de structure moyenne pour assurer une pénétration satisfaisante des racines, une bonne aération et un bon drainage.

    La multiplication des manguiers s’effectue essentiellement par greffage, ce qui permet la conservation des caractères variétaux.

    Pour la plantation, il est préconisé un espacement au carré de 10 m × 10 m en moyenne, soit une densité de 100 pieds par hectare. Selon les conditions pédoclimatiques, les espacements 8 m × 8 m ou 12 m × 12 m peuvent être réalisés.

  • Production d’insectes à des fins économiques ou alimentaires: Mini élevage et BEDIM

    Une zootechnie entomologique s’organise peu à peu, comme c’est déjà le cas pour la zootechnie du cobaye de boucherie, de la grenouille et de divers autres petits animaux. Dans de nombreux pays tropicaux en effet, des insectes sont consommés par les populations locales ou sont utilisés pour d’autres usages. Ces insectes sont cependant capturés sans contrôle dans la nature. Les « vers de palmier », diverses chenilles, des termites et bien d’autres insectes sont des aliments de choix pour l’homme dans plusieurs pays, tandis que les asticots sont parfois donnés à de la volaille ou à des porcs en élevage villageois. En pays industrialisés, une utilisation non alimentaire de certaines larves carnivores de diptères reprend de l’importance en chirurgie réparatrice pour la capacité que ces asticots possèdent de nettoyer à fond des plaies anfractueuses rebelles aux traitements classiques. Il ne faut pas oublier non plus l’emploi d’insectes colorés (papillons, scarabées, etc.) en artisanat destiné aux touristes (tableaux en ailes de lépidoptères, presse-papiers ou porte-clés en inclusions transparentes plastiques, etc.). Le commerce international de chrysalides vivantes pour des « fermes à papillons » ou de lépidoptères adultes montés constitue également un débouché appréciable. Développer un élevage rationnel et durable d’insectes pour remplacer des captures sauvages en maintenant la biodiversité dans les pays tropicaux constitue un des objectifs de l’association internationale B.E.D.I.M. basée à Gembloux